Une progression désormais nette

 

 

2014 sera probablement l'année du véritable essor du numérique en matière de livres, et surtout de BD.

On l'espère bien en tout cas, sinon il nous faudra changer de métier !

Après avoir été confrontés pendant 4 ans aux réticences des grands et petits éditeurs, ainsi parfois qu'à celles des auteurs eux-mêmes, nous assistons désormais à ce qui "devait se produire" : les américains qui mettent la main ou presque sur l'essentielle de la production de BD française exportable. Je ne nommerai pas ici la plateforme qui a raflé la mise, pas la peine de rêver, les français n'inventeront pas iTunes ou Google Play pour "revenir dans le marché", c'est beaucoup trop tard pour même seulement essayer d'y penser ! Nous n'avons plus qu'à nous soumettre, et laisser faire les grands (arnaqueurs) ?

Avec l'aide des américains, ceux qui accepteront les règles auront peut-être la chance de percer à l'échelle mondiale, et de trouver, qui sait, un lectorat là où ils ne s'y attendaient pas. C'est un peu le constat que nous avons fait chez iGoMatiK depuis le début de l'aventure, en traduisant les ouvrages, nous avons vu immédiatement que la langue cible n'était pas forcément lue dans les pays concernés mais bien plutôt par des expatriés en veine de trouver un ouvrage dans leur propre langue dans un autre pays. Ainsi, nous avons la chance d'avoir des achats au Tadjikistan ou en Ouzbékistan, presque autant qu'aux états unis ! C'est dire si ce marché est en effervescence !

Ce n'est donc pas de l'anglais que nous vendons aux USA, mais de l'allemand, du français ou du Néerlandais… curieux non ? Le principal c'est d'en vendre direz-vous, et vous, achetez-vous des BD numériques ?

Il n'est pas inutile de redire ici que la BD numérique est 60 à 75% moins chère que sa version en papier. Quand elle existe. Car, pour l'instant, très peu d'éditeurs osent proposer "en concurrence" une version numérique d'une œuvre récente (sauf à avoir volontairement réduit le tirage papier ?), de peur de perdre des ventes et de rester avec un stock en rayon ? Car voilà un avantage extrême (hormis sa vitesse de diffusion planétaire) du numérique sur le papier, ni sur-stocks, ni rupture de stock !

Rappelons aussi que la plus grande cause de piratage est l'indisponibilité ou la rareté d'une offre légale "honnête", la BD est parmi les catégories les plus visées par le phénomène, particulièrement pour la traduction de manga qui souvent n'arrivent qu'un an ou deux après leur parution dans leurs pays d'origine. La conjoncture ressemble donc fortement à celle qui précédait la commercialisation de la musique en version "dématérialisée", et on sait encore une fois qui gagne ce genre de challenge… le futur.

Lisez et promouvez encore les BD numériques, l'avenir est devant vous, loin très loin devant !